Archives mensuelles : juin 2014

Maladresse communale

Des commerçants de nos quartiers trouvent excessive une lettre reçue de la mairie concernant l’exposition de marchandises à l’extérieur de leur magasin.

Ce courrier rappelle en termes comminatoires qu’il existe une réglementation municipale soumettant à autorisation cet utilisation du trottoir, assortie d’une taxe. Des photos semblent également avoir été prises discrètement pour constater les crimes commis …

Ces commerçants trouvent normal que la réglementation soit respectée et de se mettre en règle mais estiment qu’il n’était pas nécessaire de les menacer d’amende et qu’un courrier courtois aurait été plus normal.

« Le ton a changé depuis quelques mois depuis qu’il n’y a plus à se faire élire  »

il ne faut pas grossir cette question de forme, mais pour encaisser 7 euros du mètre utilisé par an, c’est une occasion manquée d’établir une relation constructive avec les animateurs de quartier que sont nos commerçants, qui n’ont pas la vie facile en cette période de crise.

 

Nos commerçants

Qui sont les victimes qui sont les plus privilégiés ?

Nous devons subir actuellement trois mouvements de grèves de professions ayant en commun d’être protégées par un statut leur donnant des privilèges que n’ont pas les autres citoyens qui les financent.

Nous avons déjà écrit ce que nous pensions, en qualité d’usagers, des arrêts de travail incessants d’une petite poignée de cheminots qui nous paraissent non seulement avoir perdu le sens du service public mais plus encore semblent « se servir du public ».

Cette fois-ci sont, en plus,  menacés  de prise d’otages les candidats au Bac. Les victimes  seraient surtout les enfants de ceux qui ne pourront pas prendre leur journée pour accompagner leurs enfants ni payer un taxi (s’ils ne sont pas en grève …)

Iront-ils jusqu’au mépris de ces enfants qui jouent une partie de leur avenir ?

Nous le saurons ce soir.

Nous avons aussi écrit ce que nous pensions du service des taxis à Sannois et en région parisienne. En fait ce que veulent les grévistes c’est vivre en dehors des règles de la concurrence et peu importe si là encore, le service public qui justifie leur monopole n’est pas assuré.L’avantage compétitif des VTC repose sur l’amabilité commerciale, la propreté des véhicules et la disponibilité par l’utilisation de la géolocalisation. Est-ci difficile pour les taxis de s’améliorer en suivant cet exemple ?

Personne ne conteste enfin que pour certains travailleurs du spectacle l’activité soit plus aléatoire  que dans d’autres secteurs économiques. On pourrait d’ailleurs écrire « était » car aujourd’hui dans le secteur non protégé la précarité devient malheureusement la règle.

Mais la question n’est pas là. L’exigence est de continuer à faire fonctionner un système plus avantageux d’indemnisation par les ASSEDIC.

A cotisation égales indemnisation très inégales.

D’autres professions ont des contraintes qu’elles ne font pas financer par la collectivité. Par exemple dans le secteur du bâtiment et des travaux publics les conséquences des intempéries sont mutualisées entre les entreprises et les salariés du secteur.

Rappelons que le secteur du spectacle est déjà très subventionné par la collectivité, directement ou indirectement par une publicité gratuite à la tv au moyen d’émissions de promotion que le CSA ne laisserait passer pour aucune autre activité que le domaine « culturel ».

Gardons en mémoire que le nombre de bénéficiaires a été multiplié par trois en quelques années, qu’il existe dans ces secteurs des rémunérations extravagantes qui devraient être les premières à contribuer à la solidarité et que des entreprises parfois publiques ne sont pas les dernières à profiter de ce système.

Ce qui est grave est la mise en danger des petites associations ou entreprises aux faibles moyens, de jeunes artistes, de communes ou régions dépendantes des activités culturelles d’été et de l’image de la France, première destination touristique mondiale qui pourrait bien ne plus le rester. La patience des touristes a des limites.

En d’autres temps nous avons eu les dockers et activités de presse. Mais il y a longtemps que la plus grande partie des marchandises destinées à la France par voie maritime transite par Rotterdam ou Anvers et Gênes ou Barcelone et que la presse est maintenant aux mains de milliardaires … sans doute au nom de la liberté de la presse.

Cette fois-ci ce n’est pas un « horrible gouvernement de droite »  en face mais un gouvernement de gauche.

République des égoïsmes tient solidement sur ses bases.