Archives mensuelles : juin 2015

Béton : le retour des mauvais coups ?

Nous recevons la contribution suivante à la suite de la réunion de quartier hier au soir :

« Bonjour,
Suite à la réunion de quartier Pasteur qui a eu lieu hier soir en présence de Mme Trouzier-Eveque, 2eme Maire-adjoint chargé de l’urbanisme, M. Vaudatin et M. Williot également Maires-adjoints, nous avons pu obtenir quelques informations concernant le projet de nouvelle construction dans notre quartier.
Mme Trouzier-Eveque nous a bien confirmé qu’un vaste projet de construction d’un ensemble collectif de 60 logements est sur les rails boulevard Maurice Berteaux et allée d’Orgemont.
L’emprise comprend les parcelles du N°14, N°15 et N°16. Il consiste en la démolition de 2 vastes maisons meulières ainsi que le préfabriqué réservé aux séniors.
En forme de L, il s’étendra le long de la moitié de la petite allée d’orgemont si verdoyante.

Ce bâtiment aurait une hauteur R+3 +combles donc bien 4 étages alors qu’autours les habitations font R+1 voire R+2. Autant dire que ce mastodonte va profondément changer le cadre de vie du quartier .
Fini l’aspect verdoyant des lieux. Il y a bien volonté de densifier la zone; et donc bétonner.

Constitué d’un parking souterrain, les habitants n’auront pas fini de subir les nuisances que provoquera les entrées/sorties de ce complexe immobilier pendant les périodes de rentrées et sorties des classes !

Les raisons de ce carnage :
1/ La maison meulière où était installée le salon de coiffure, propriété de la mairie, et en vente depuis de longs mois ne trouvait pas preneur ( 460 m² de terrain – prix agence : 590 000 euros).
rappelons que la mairie se débarrasse de son patrimoine immobilier pour éponger la dette de la ville.
2/ l’autre maison affichée à 745000 euros avec un terrain de 734 m² également en vente depuis un peu moins longtemps n’a pas eu plus de succès.
Un promoteur (la mairie n’a pas souhaiter communiquer son nom) a cependant montré son intérêt en demandant à la mairie de lui céder la parcelle intermédiaire réservée aux séniors, parcelle qui est également sa propriété.
3/ l’éternel argument consistant à dire c’est pas de notre faute, mais bien de la région et l’Etat qui poussent les communes à densifier les zones autours des pôles de communication.
Rappelons que c’est bien la mairie qui signe le permis de construire.

Il n’échappe à personne que la mairie est bien porteuse de ce projet.

Par contre, quelques questions et non des moindres se posent :

1/ Densifier un quartier alors que la mairie admet ses difficultés à à maintenir les structures municipales et les services associés laisse quelque peu perplexe :
– L’école Pasteur est réputé pour ne plus être adapté à l’affluence des petits écoliers : pas de possibilité d’extension , encore moins de budget pour le projet d’une nouvelle école, préau insuffisant, absence de salle polyvalente pour les accueils périscolaires et extra scolaires depuis l’instauration des nouveaux rythmes scolaires, sanitaires non conformes et laissés à l’abandon jusqu’à cette année, pas de maintenance des tableaux numériques offerts par le conseil général, toiture fuyarde depuis de longues années…une classe doit être ouverte à la rentrée mais le local n’est toujours pas trouvé !
– Le sort de la poste reste incertain;
– l’absence de gestion du stationnement anarchique aux abords de l’école pendant les périodes de dépose ou de récupération des enfants à l’école ; D’ailleurs cet ensemble immobilier va également apporter son lot de véhicules malgré le parking souterrain, amplifiant encore les difficultés de stationnement de la zone.
– une question a été posée concernant la suffisance ou pas des réseau d’évacuation des eaux usées, problème qui marque toujours les esprits. C’est au SIARE de gérer, nous dit-on, pas à la mairie.
– enfin force est de constater qu’en cette période de disette budgétaire, propreté, voirie et espaces verts ne sont pas la priorité de la municipalité.
Bref, n’est ce pas là le meilleur moyen de se tirer une balle dans le pied et mettre la charrue avant les bœufs de penser à ce type de projet ? La population a aujourd’hui d’autres besoins, d’autres demandes auxquels la municipalité ne fait que répondre inlassablement « patience ! ».

2/ La volonté affichée pendant la campagne de doper les petits commerces du quartier est passé aux oubliettes : Il n’est pas prévu de commerces en façade le long du boulevard.

3/ Bizarrement, certaines personnes ont oublié le tollé qu’avait suscité à l’époque la modification du POS du secteur par M. Paternotte. D’ailleurs la population est laissée à l’écart de la préparation du prochain PLU : « on vous présentera le projet une fois terminé ».
Alors que le quartier présente des parcelles en jachère, des locaux à l’abandon, il y a visiblement urgence à imposer contre l’avis de la population et donc en dehors de toute concertation un projet qui va animer les débats ces prochains mois. »

Ce n’est pas la méthode que nous avions compris voir appliquer par la nouvelle équipe municipale et cela nous rappelle de mauvais souvenirs.

comme il n’y a pas de hasard on semble  remarquer actuellement une vague de mise en vente de pavillons sur Sannois.

A suivre comme nous avions dit dans la précédente communication !

Miscellanées

– Suite à nos questions sur la nouvelle décoration de l’EMB nous avons reçu de nombreuses réactions majoritairement positives, beaucoup insistent sur le financement réalisés par des dons sollicités par internet. On évoque dans le Parisien plus de 11 000 Euros.

– En relation avec notre publication au sujet d’éventuelles constructions d’immeubles à la place de pavillons  et la réalité de l’information se confirmant, le Président de notre association rencontrera cette semaine le Maire de Sannois pour approfondir ce sujet.

– La boulangerie de la gare à vu ses travaux intérieurs retardés par des difficultés de connexion électrique alors que les aménagements intérieurs seraient terminés . Elle devrait ouvrir en juin cependant.

– La pharmacie en face de cette boulangerie ouvrirait à nouveau au cours de la même période.

– Le maintien d’un service postal quartier Pasteur en remplacement du bureau actuel semble beaucoup plus compliqué que prévu  . A suivre ou plutôt à surveiller !

– les arrêts de bus aux heures de pointes rue du Maréchal Foch deviennent un véritable trouble à la circulation. D’abord en raison du transfert de l’arrêt d’une ligne auparavant situé au bout du Bd Maurice Berteaux . Ensuite par le stationnement parfois plusieurs minutes d’une autre ligne à quelques dizaines de mètres plus loin obligeant les autres usagers à franchir la ligne continue en pleine heure de pointe . Cette portion de rue en face de la gare n’est pas adaptée à un tel trafic et il faut trouver des solutions ne serait-ce que pour des raisons de sécurité. N’oublions pas que sur la même portion de nombreuses voitures s’arrêtent pour déposer un passager prenant le train.

Le Grand Paris suite

Nous ne publions pas toutes les communications qui nous parviennent spécialement lorsqu’elles comportent un aspect injurieux ou excessivement polémique. En revanche il nous arrive de publier intégralement, hors rubriques  commentaires, des contributions de qualité qui apportent au débat.

c’est le cas de celle que nous publions ci-dessous :

« Vous posez de bonnes questions. Effectivement, ce bouleversement de la donne intercommunale et le renforcement du Grand Paris pose la question de Sannois par rapport à son territoire environnant.
Déjà, nous avions dû attendre le dernier moment pour rejoindre une intercommunalité, et encore, à marche forcée (pauvre Préfet de l’époque.. qui s’arrachait les cheveux face à ce puzzle infernal et les inimitiés entre villes….)… parce que – ce sont les mots de l’ancien maire – « la mariée n’était pas assez belle » pour faire envie aux intercommunalités susceptibles de nous accueillir.
Aujourd’hui, nous sommes finalement dans l’agglo du Parisis.
Et tant mieux pour Argenteuil, réjouissons-nous pour notre grande voisine pour qui cela constitue une véritable opportunité. Argenteuil a de la chance de rejoindre le Grand Paris, cela ne pourra que lui profiter économiquement et créer localement de l’emploi.

Reste, comme je l’ai déjà dit à d’autres élus municipaux ou départementaux, que pour Sannois, il faudrait avoir une vision prospective du territoire dans lequel notre cité devrait s’inscrire, réfléchir à ce que deviendra Sannois (et son bassin de vie, économique environnant) non pas dans 5 ans, mais dans 10 ans, 20 ans même, en essayant d’anticiper ce qui serait positif (ou préjudiciable) pour la ville et comment nous appréhenderons le changement.

Serons-nous effectivement une simple « zone grise », en marge du Grand Paris, ce véritable monstre inter-urbain qui accaparera financements et infrastructures de qualité et ne laissera que des miettes aux territoires situés au-delà de la ligne ?
Pourrons-nous bénéficier, de manière indirecte, de la manne du Grand Paris et des dynamiques de développement qui s’installeront forcément entre Argenteuil et la Capitale ?
Est-ce que cette nouvelle organisation ne viendra pas encore renforcer un peu plus le caractère « ville dortoir » de Sannois en réservant et concentrant tous les emplois plus au sud, à Argenteuil et au-delà, comme c’est déjà énormément le cas ?
Par le passé, la frontière sociologique et économique fut pendant longtemps le périphérique parisien (anciennement les boulevards… et encore avant, les fortifs). Demain, ce seront les frontières du Grand Paris qui marqueront l’In et l’Out en Ile-de-France.
Cette « nouvelle frontière » passera à la lisière de Sannois.

Car pas de chance, Sannois est tombée du mauvais côté de la barrière.

Sannois hors barrière ? Encore ? De nouveau hors barrière, mais cette fois c’est la ville dans sa totalité qui sera hors barrière… Malédiction ?

Mais si pour changer, pour affronter ce défi et arrêter d’avoir forcément peur du changement, l’on pensait notre territoire autrement, de manière dynamique, non plus appréhendé comme un lieu statique, une surface inerte (tourné vers lui même comme le village d’Asterix ?) mais comme le réceptacle de flux de toutes sortes, comme un lieu passerelle, une aire traversée, un « centre » de mobilités diverses, d’échanges entre activités, entreprises, voyageurs, entre offres et demandes, pour, par exemple, jouer un rôle d’interface entre ce Grand Paris qui se consolide et le reste du Val d’Oise ? (qui a plein de choses à proposer et offrir et ne doit surtout pas être marginalisé par la nouvelle donne territoriale).
Le Conseil général se bat d’ailleurs pour les Sannoisiens pour que justement, le Val d’Oise ne soit pas le parent pauvre de la réorganisation territoriale, que le département ne soit pas le sinistre cocu de cette histoire.
Et si de ce handicap apparent de Sannois (être du mauvais côté), nous faisions finalement un atout économique ?
Et si dans ce futur schéma qui se dessine, Sannois disposait de certains atouts et qu’il ne tenait qu’à nous de les faire fructifier, de valoriser ce qui, peut-être, constituera demain une chance pour notre ville ?

Mais pour cela, pour jouer cette partie, il faudrait évidemment changer de logiciel et abandonner nos idées reçues, nos schémas anciens, notre vieille façon de penser héritée du 20ème siècle et avoir le goût de l’avenir et de l’innovation, oser le changement en voyant demain comme une chance et non forcément comme une menace. En cette période de repli sur soi, ce n’est pas gagné !
Il n’est pas donné à tout le monde de comprendre le monde qui change et d’anticiper sur la ville de demain. Il faut pour cela essayer de lever le nez vers le ciel, regarder ses voisins et franchir le pâté de maison. Être curieux aussi. Et puis oser….
Certains élus s’y risquent et font le pari d’un monde qui change en étant à l’écoute de leur époque, des nouveaux courants, des nouvelles idées, des envies et de l’énergie d’une jeunesse hélas sacrifiée ou des mutations de l’Ile-de-France qui redessinent notre cadre de vie.
D’autres non.
L’avenir nous dira dans quelle direction Sannois voudra se tourner. »

La fibre, toujours …

Il y a des progrès pour les riverains du boulevard Maurice Bertaux.

Mais le quartier Foch-Lesacq reste toujours dans une zone non connectée. Et pourtant les installations ont été réalisées mais endommagées par une inondation.

Orange depuis des mois ne fait rien pour effectuer les travaux de remise en état. Cela montre son peut d’empressement à satisfaire ses clients (nous le savions déjà) .

Mais surtout nous pouvons être inquiets, quand nous finirons par être connectés et pour ceux qui le sont déjà, pour  la qualité du service après vente  !

La ville se couvre en ce moment d’affiches « Sannois ville connectée » … c’est très excessif !

Le Grand Paris : les réflexions en cours nous concernent aussi

Nous apprenons par la presse que l’agglomération Argenteuil-Bezons va être dissoute . Argenteuil rejoindrait le Grand Paris et Bezons se marierait avec les Yvelines.

Sur le plan du symbole, cette séparation de 2 piliers de ce qu’on appelait  » la ceinture rouge » est très significative d’un changement sociologique profond.

Mais pour Sannois nous découvrons que nous allons rester à la frontière mais hors du Grand Paris.

Faut-il sans accommoder sans réagir ? Allons nous rester en dehors des investissements notamment en matière de transports collectifs et de réseau de voies rapides ? Risquons nous de devenir une « sous-banlieue » ? Existe-t-il un  projet pour ceux qui seront laissés en dehors ?

Nous attendons que nos élus nous éclairent sur tout cela. C’est urgent et peut-être déjà trop tard.

Quartier de la gare : polémiques autour du ravalement de l’EMB

Nous recevons des réactions très contrastées à propos de la nouvelle décoration de l’Espace Michel Berger.

Certains parlent de modernisme et de décoration conforme à la vocation de cette salle de concert.

D’autres considèrent que ces peintures criardes défigurent et ne sont pas en harmonie avec le quartier.

Certains s’interrogent sur le coût de cette opération en période d’austérité budgétaire et parfois  mettent en parallèle avec  ce qu’ils considèrent comme un mauvais entretien des rues.

Et vous qu’en pensez vous ?