Archives mensuelles : juillet 2016

OAP et PLU : un peu technique mais intéressant

Nous apportons un élément d’information à une question qui a souvent été posée:
Les OAP dans le PLU.
Depuis le 12 janvier 2011, les Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP), issues de la Loi portant engagement national pour l’environnement du 12 juillet 2010, sont devenus OBLIGATOIRES dans les PLU. (Source CAUE)
Les OAP peuvent désormais comporter un échéancier prévisionnel de l’ouverture des zones AU (à urbaniser).
À notre connaissance, les OAP seraient donc représentée par le listing des opérations communiquées précédemment.
Les OAP sont le fruit des réflexions issues du diagnostic et doivent être en COHÉRENCE avec le PADD.
Les OAP sont élaborées par les professionnels en Urbanisme souvent guidées par les promoteurs.
Le CR du CM précise la cession de foncier stade Fernand Coutif à ICADE pour la création d’un lotissement dit « ÉCO QUARTIER »
C’est l’exemple même d’un mélange préjudiciable à une réflexion sereine à voir également sur un plan juridique alors que nous sommes en pleine élaboration du PLU.

NON AU P.L.U. TECHNICIEN, OUI AU P.L.U. CITOYEN

Tout avait pourtant si bien commencé!

Échaudé par les soubresauts ayant accompagné la modification du Plan d’Occupation des Sols (POS) et le combat mené par notre association, l’ancien maire avait pris soin de ne pas lancer la longue et lourde procédure d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme (PLU) avant les élections municipales, se réservant de revenir sur le sujet après le scrutin. Sa défaite, croyions-nous à l’époque, nous épargnait le pire.

Le futur maire, aux termes des engagements de campagne de Sannois Ensemble, la liste qu’il a menée à la victoire, n’écrivait-il pas «Notre commune doit être administrée dans la transparence, le respect et la confiance. » Ou encore vouloir «Conduire un projet d’urbanisme cohérent, en concertation avec les sannoisiens».

Dans ces conditions qu’avions nous à craindre du PLU en cours d’élaboration alors que son document préparatoire, le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), prévoyait une préservation de l’environnement et une préservation du cadre de vie sannoisien.

Le 11 février 2015, à l’occasion de la réunion organisée par notre association, le maire n’affirmait-il pas encore que la nature pavillonnaire du Quartier Pasteur ne serait pas remise en cause par le PLU. S’agissant du quartier de la Gare, poursuivait-il, bien que les injonctions de l’État relayées par le préfet imposent une densification de l’habitat, la densité urbaine de notre ville, la plus construite de la communauté d’agglomération, était un argument de poids pour résister à ces exigences. En outre, ajoutait-il, dans ces quartiers, les écoles sont déjà saturées et la Ville ne dispose ni des réserves foncières ni des moyens financiers pour en construire de nouvelles.

Bien sûr, apprise un mois plus tard à peine, la nouvelle qu’un projet immobilier verrait le jour Boulevard Maurice Berteaux, sur trois parcelles bâties dont une appartenant à la commune, aurait du nous alerter. C’était le premier coup de canif dans le contrat de confiance du maire et des Sannoisiens.

Mais tout a basculé avec les deux réunions d’information des 6 et 9 juin lorsque les larges bandes rouges, orange et jaunes correspondant aux zones U A permettant la construction de hauts immeubles le long des axes de Gaulle – Berteaux et Foch-Péri dans une moindre mesure ont permis à un public de Sannoisiens incrédules de comprendre que les jours du Sannois qu’ils aiment étaient désormais comptés. Et encore, les chiffres erronés communiqués sur la hauteur des constructions, ne permettaient pas encore de mesurer toute l’étendue du désastre à venir.

Notre réunion du 18 juin douchait les derniers espoirs. Venu, malgré nos demandes insistantes, sans aucune carte montrant les nouveaux zonages, aucun document précisant les hauteurs des immeubles à construire, le Maire refusait toute idée de concertation avec les habitants de nos deux quartiers, – les plus concernés par le PLU car inscrits dans un rayon de 500 mètres autour de la gare – et renvoyait à la phase d’enquête publique engagée à partir des 6-8 octobre, la possibilité pour chacun de s’exprimer sur le PLU. Tout en entretenant l’illusion d’un projet non figé susceptible d’évolution à ce moment -là alors qu’il est de notoriété publique que, à ce stade d’élaboration, seuls des ajustements à la marge sont possibles

Aujourd’hui tout est clair. Issu du travail du cabinet Urballiance en lien étroit avec le service d’urbanisme de la ville, ce PLU est un document de spécialistes. Il a été conçu sans tenir compte de l’opinion et du vécu des habitants qui n’ont à aucun moment été associés au processus d’élaboration. Les travaux ont été conduits dans l’opacité, sous la direction du maire et de son adjointe chargée de l’urbanisme, les autres membres de la majorité municipale étant semble-t-il tenus à distance de l’avancée du projet. Hasard du calendrier ou volonté délibérée d’avancer en catimini, le vote sur le PLU et différentes autres importantes opérations d’urbanisme engageant irrémédiablement l’avenir de certains quartiers a été reporté au …6 juillet, après le début des congés.

Voulait-on faire passer en catimini la décision la plus importante du mandat, celle qui engage l’avenir des sannoisiens d’aujourd’hui mais également ceux de demain? La démarche en tout cas s’est conclue par un vote assimilable à un passage en force qui a provoqué la réprobation unanime de toutes les oppositions au maire et le délitement de la majorité municipale, plusieurs conseillers municipaux votant contre le projet ou s’abstenant. Tandis qu’un véritable déni de démocratie tenait plusieurs dizaines de sannoisiens à l’écart des débats, l’accès de l’hôtel de ville leur étant refusé sur ordre du maire.

Devant ce simulacre de démocratie qui, au delà de la trahison des engagements de campagne sur la gouvernance et sur le fond du projet, compromet l’avenir des Sannoisiens sans qu’ils aient eu leur mot à dire, le Trait d’Union Sannois Pasteur-Gare va entreprendre une large consultation des habitants pour définir les grandes lignes d’un PLU alternatif qui saura se dégager du Tout-béton et des appétits des promoteurs qui transforment notre ville en Monopoly géant.

Avec le Trait d’Union Sannois Pasteur-Gare, venez nombreux nous faire part de vos propositions pour substituer un PLU-citoyen à un PLU de techniciens

 

 

 

Le piège de la double peine.

Nous rencontrons beaucoup d’habitants de Sannois profondément touchés par les projets d’urbanisme.

Majoritairement ils désapprouvent un projet qui créerait les conditions de la destruction d’un cœur de ville qui n ‘a pas toutes les qualités mais qui est le produit de l’histoire de la commune, y compris les erreurs, et à ce titre profondément humain.

Etant très sollicités par des promoteurs, se développe une posture de désespoir que nous pourrions résumer ainsi  « cette ville ne me conviendra plu et, foutu pour foutu, je vais au moins essayer de faire une bonne affaire avec la vente de ma maison ».

Il y a en effet en ville une rumeur qui gonfle sur le fait que des promoteurs offriraient 1,5 ou 2 ou même trois fois le prix des pavillons dans des zones identifiées par le projet de PLU comme « à densifier ».

C’est oublier que les Sociétés de promotion sont des entreprises soumises à la nécessité de réaliser des bénéfices pour survivre et que pour vendre leurs appartements, elles doivent les proposer au prix du marché. Chaque transaction est un rapport de force.

Cette rumeur est donc infondée et caractéristique des situations d’anxiété générées par l’absence de débat public organisé officiellement sur la base d’informations loyales.

Le résultat est que ces personnes ne se mobilisent plus pour s’opposer à ce qui se prépare, se considérant déjà un pied dehors.

En réalité les promoteurs ne sont pas des Pères Noël et tous les projets envisagés par eux pour se positionner pendant cette période ne verront pas tous le jour à court ou moyen terme.

Beaucoup nos concitoyens seront déçus et contraints de rester dans une ville transformée contre leur volonté et souvent, propriétaires d’un bien dévalorisé par l’environnement, ne serait-ce que du fait des travaux dans le secteur.

Il y aura moins de Crésus que de Perrette et le pôt au lait !

 

 

Notre chance c’est de pouvoir faire venir de nouveaux habitants dotés d’une puissance fiscale

c’est la citation de la déclaration de notre Maire , dans un article du Parisien de ce jour (accessible sur le site du Parisien, leparisien.fr)

si cette citation est fidèle, elle est terrible : l’enjeu de ce PLU ne serait donc pas l’esthétique urbain, une ville agréable pour les Sannoisiens, une harmonie urbaine ni la préservation d’un habitat choisi par les habitants.

non : ce serait « d’attirer des habitants dotes d’une puissance fiscale »

Il nous semble que cette phrase mérite une explication de texte !

nous la publierions  bien entendu.

le Parisen rend également compte du vote favorable à la réalisation de programmes immobiliers significatifs, validant notre affirmation que l’objectif du Maire d’accroître la population de 3 à 4000 habitants sur 15 ans sera très probablement réalisé bien avant.

Un revers pour le « tout béton » ?

On nous informe que le projet de construction d’un immeuble boulevard Maurice Berteaux à proximité des commerces serait abandonné.

En effet, le propriétaire d’un pavillon situé au coeur du projet aurait renoncé à vendre son bien au promoteur.

Si nous recevions un démenti ou une confirmation officiels nous les publierons évidemment immédiatement.