Les 10 ans de la CYRANOTRE

Chers amis lecteurs,
Nous souhaitons profiter des 10 ans de la Cyranotre lettre républicaine philosophique et spiritualiste, que pour certains nous avons reçu récemment et lu avec toujours le même intérêt, pour saluer amicalement son auteur, notre ami Jean Li sen Lie.
Visiblement son audience ne fait que prendre chaque jour un peu plus d’importance et nous le félicitons de ce succès.
Même si nous ne partageons pas toujours les idées qui y sont développées, celles ci nous interpellent souvent et sont une source de réflexion, elles appellent à l’échange et au dialogue.
Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore lu la dernière publication, nous vous la proposons ci après et pourrez si vous le souhaitez demander à en être destinataire.
Nous souhaitons à la Cyranotre longue vie encore pour le message qu’elle nous apporte et l’amical soutien de l’association le trait d’union Pasteur Gare à son fondateur et auteur Jean Li sen Lie.

LA CYRANOTRE PREMIER JUIN 2013 n° 97 :::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
« Si j’avais à revivre, je revivrais comme j’ai vécu ; ni je ne plains le passé, ni je ne crains l’avenir » . Montaigne SALUT ET REMERCIEMENTS
POUR LES DIX ANS DE MA LETTRE REPUBLICAINE. * * * J’ adresse un amical salut à celles et ceux de mes lecteurs, aux 60 destinataires du numéro 1 et aux
240 et quelques, du numéro 97, (voir *) qui me lisent en tout ou partie, qui me font part de leur désaccord ou de leur satisfaction, qui me font l’honneur d’un dialogue, qui accueillent mes analyses des choses humaines, analyses dont je ne fais pas une vérité infaillible. Je trouve mon bonheur dans la Parole et l’Acte de ceux qui partagent, peu ou prou, mes recherches, mes espoirs, mes pensées, mes méditations.
Depuis ces dix ans que vient de me donner la Vie ( merci la Vie ! ) , j’ai lancé vers vous mes admirations et mes dégoûts, mes propos de contentements et mes paroles de pensée critique, n’ayant pas cherché à plaire pour durer, ou à écraser pour paraître supérieur. Les 96 numéros de La Cyranotre se sont inscrits dans l’Acte politique, parce que ce service des autres, ce travail incertain mais nécessaire, tente d’organiser la cité dans un ordre en l’absence duquel il n’y aurait que débauche d’égoïsmes. Une élue m’a fait savoir que j’étais « outrancier ». Si je le suis c’est que je ne fais aucune concession aux menaces de totalitarisme politique, religieux, intellectuel ou financier. Par pamphlets je dénonce les autoritarismes qui, sans le vouloir parfois, sont des promoteurs des radicalités politiques, cette stupidité destructrice de l’esprit de fraternelle complémentarité que devrait promouvoir une démocratie. Aux Maîtres initiateurs d’une philosophie morale et politique, qui enfante, l’ Affrontement loyal , l’Action réfléchie, et la Paix du for intérieur, à ceux d’hier et à ceux de maintenant, je dis ma reconnaissance.
Depuis 10 ans un seul électeur sannoisien, un seul, m’a fait savoir qu’il ne voulait plus recevoir La Cyranotre. Des dizaines d’autres se sont « abonnés » à mes lettres et ont accueilli mon « Travail républicain ». Mais six (ou sept peut-être, peu importe) d’ élus sannoisiens m’ont envoyé une lettre, recopiée à la virgule près, pour que je ne leur adresse plus mes papiers, et ce, pour des raisons d’économie durable (sic) ! Mes textes pouvaient certes, entraîner des désaccords, j’aurais aimé les recevoir, mais comme en d’autres actions municipales, cette réaction, par son style, a porté témoignage d’un mépris du dialogue par l’affrontement loyal, clair et circonstancié. Les copistes de la lettre reçue de Monsieur le Maire, m’ont donné une preuve de leur incapacité à penser et à agir par eux-mêmes ; bien que je ne leur aie plus adressé La Cyranotre, j’ai, depuis, tenté de venir, par elle, au secours des élus indigents en autonomie d’action.
Je remercie celles et ceux, élus minoritaires, et concitoyens dits de gauche, qui ne partagent pas toutes mes options, mais qui, par respect de l’opinion d’autrui, par camaraderie républicaine, ne m’ont pas refusé mes envois. Je remercie celles et ceux, Adjoints et Conseillers Municipaux, de droite, qui n’ont pas contresigné ce message d’obscurantisme intellectuel et ont fait preuve d’un refus de l’alignement sur la pensée unique, pensée supérieure, vérité absolue, parce qu’ exprimées par le souverain. La liberté et le courage marchent de concert.
Pour mes ami(e)s, celles et ceux qui font partie de ma vie communautaire, je continuerai d’écrire mes
« lettres ». J’inviterai au dialogue entre mes options et les leurs. Je chercherai à exprimer une pensée républicaine, une pensée spiritualiste, et une pensée communautaire, respectueuses des conditions de vie des individus et des groupes humains rassemblés par le juste intérêt et plus encore par la Fraternité. Je tenterai d’exprimer mes Amitiés constructrices de ma citoyenneté et mes Amours constitutifs de ma personnalité. Je resterai fidèle à ma communauté de vie à Sannois, sans oublier mon Périgord maternel et le respect que je dois à ma Chine paternelle, par trop lointaine.
* Certains numéros sont adressés à des personnalités régionales et nationales, portant les destinataires à 280 personnes.LA PREMIERE CYRANOTRE , c’est à vous que je l’adressais : Jeannot, Enio, Loulou, Bouboule, René, Maurice, Roger, mes copains de la bande de la Gare et à vous, les mômes du Patro de l’Abbé Rollet, les colons de La Serra, et à vous tous les « footeurs » et les « cache-cachecateurs » du jardin public. Je réveillais nos souve- nirs du temps où Sannois était notre village. Je l’adressais à vous aussi, anciens voisins, amicalement appréciés, je vous disais dans ma première Cyranotre, le plaisir que j’avais à parcourir à nouveau, après 17 ans d’absence, les rues de mon enfance qui m’ont mené chez vous. En juin 2003, j’écrivais mon plaisir à retrouver le Sannois des années 30, celui d’une Paix que nos parents avaient gagnée par leurs souffrances.

Dans le Sannois modifié par les nécessités et le Sannois des devoirs de fidélité, oubliés, je vous retrouvais vieux copains, qui courriez au bord des ruisseaux poisseux de la rue Damiette, après qu’ait sonnée la cloche de l’école, pour remplir, l’étroite rue triste, de rires et de joyeux cris.
Mes copains de toujours, vous souvenez-vous de l’espace de folle liberté, ce terrain et ces voies ferrées du dépôt de la petite vitesse où séjournaient des wagons de charbon et de rouleaux de bois, fabriqués dans l’usine toute proche, wagons statiques dont nous faisions nos véhicules vers l’aventure ? Sans casser, sans trop désobéir, nous avions le respect de l’autorité et avions peur de la voir venir en la personne du Chef de Gare.
Vieux copains, mes très vieux amis vivants ou endormis, mais présents en moi, nous avons ensemble regardé vivre la ville et lui avons donné le son et l’acte de nos voix, aux deux sens du terme. Avec les yeux de ceux qui ont enfanté pour que de nouveaux êtres, semblables à eux et différents à la fois, regardent les lumières de la ville, nous avons pris au sérieux la trilogie gravée sur l’ancienne Maison communautaire.
Heureuse est une Commune, où les habitants sont conscients de la nécessité de se souvenir des jours passés, afin de mieux vivre le temps présent. Heureuse est une Commune où des citoyens, sans chercher gloire et avantages, consacrent leur temps libre et leur temps payé, à travailler ensemble pour éloigner les malheurs qui frappent aux portes des voisins. Nous avons trouvé utile le temps du dialogue sincère, nous avons, vieux copains, vieux voisins, bavardé avec futilité, mais nous avons beaucoup échangé sur de graves sujets, sachant que la fraternité ne peut pas naître des rencontres écourtées.LE DEVOIR DE FRATERNITE.

Le chrétien sait qu’aucun croyant ne peut dire qu’il aime Dieu, si par ses actes, il ose faire œuvre de haine envers des humains ; l’humaniste sait qu’il ne peut se dire citoyen si son univers est borné par ses intérêts, par ceux de sa famille, ou des clans où il aime retrouver ceux qui lui ressemblent. Nous avons appris que la Fraternité, c’est l’accueil de la diversité et que la diversité doit être communautaire
La démocratie, style de vie en communautés diverses mais complémentaires, n’est pas le droit à ignorer les autres, leurs soucis et leurs besoins, sous le prétexte « qu’on ne fait rien de mal ». La démocratie est un régime où le Devoir s’étend à la satisfaction du plus grand nombre possible. Le citoyen n’a droit à récolter les bienfaits d’un régime républicain que dans la mesure où il participe, selon ses dons, à la réalisation de l’Œuvre commune.  » Si, la liberté est bien une conquête, l’égalité une victoire, la Fraternité est la joyeuse récompense de ces combats menés contre soi-même au sein de l’armée silencieuse des hommes qui passent et qui deviennent, le regard tourné vers l’Orient spirituel. » (Robert de Rosa in revue Points de Vue Initiatiques mars 2013 )
Rigoureux envers les exigences du bien commun et dans la progression de la morale permettant l’épanouissement de l’homme républicain, nous n’acceptons pas les méthodes de ceux qui, sont personnellement infidèles aux promesses qu’ils utilisent pour parvenir au Pouvoir. Parvenu à ce Pouvoir, la Fraternité est le principe le plus difficile à respecter, tant la lutte est inscrite comme une donnée naturelle de l’action humaine, tant la puissance est admirée par ceux dont elle fait des citoyens incomplets, voire, des hommes amoindris.
La Fraternité enseignée par les Evangiles issus de la Torah, et la Fraternité proposée par les rédacteurs des Droits de l’Homme, invitent à une lutte contre notre penchant à défendre, par nécessité parfois, par égoïsme souvent, nos petits droits à nous, nos gros appétits pour les jouissances esseulées. Trop souvent, nous mettons en action l’amour propre. Mais, « si l’amour fraternel porté à autrui ne semble pas inné, » l’amour propre », celui que l’on porte à soi-même ne l’est pas plus. L’amour de soi ne se confond en aucune manière, dans l’esprit de l’Evangile, avec une attitude égocentrique ou narcissique, il exige de se respecter soi-même, pour pouvoir être disponible au prochain » (Jean-Pierre Casimir ibid revue citée). Puisse, « l’amour-propre » des politiciens leur permettre d’ entrer dans cette morale qui approche l’honneur de l’être, et , dans leurs actes de
pouvoir, leur permettre d’ être des citoyens unis aux autres par le Devoir de Fraternité.
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 » Il faut travailler à la perfection de chacun, ce qu’aucun organisme ne remplacera. Nous avons dénoncé l’illusion d’une révolution qui ne toucherait qu’aux structures sociales, et dit la nécessité de la révolution personnelle des révolutionnaires ». Emmanuel Mounier

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 * * LA CYRANOTRE est éditée par Jean Li Sen Lie 95110 SANNOIS jeanli@dbmail.com

 

Une réflexion au sujet de « Les 10 ans de la CYRANOTRE »

  1. dvbtNo Gravatar

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