Brocante Quartier Pasteur Sannois : Réponse de l’Association

Nous revenons sur l’article consacré à la Brocante du quartier Pasteur :

Consécutivement à la parution dans notre blog d’un article intitulé «  La brocante du Quartier Pasteur, cela devient n’importe quoi ! », un courrier dactylographié de 4 pages daté du 5 juin a été adressé au président de l’association « Le Trait d’Union Pasteur-Gare » par deux personnes se présentant implicitement comme les organisateurs de la manifestation, pour compte des associations
Classique et Jazz Loisirs et Comité des fêtes Quartier Pasteur. Ils signent de leurs nom et prénom mais n’indiquent ni leur qualité ni leur adresse.
Nous ne pouvons manquer de constater l’envoi exactement le même jour de la double censure par la mairie de Sannois (interdiction de reproduire le blason de la ville et la photo du moulin de Sannois sur la page d’accueil de notre site). La simultanéité de ces vigoureuses attaques est troublante.

« Nous exigeons …que vous fassiez paraître sur votre blog un rectificatif à vos accusations mensongères qui s’apparentent à de la diffamation gratuite et sans aucun fondement» écrivent-ils.

Nous tenons à préciser que nous n’avons nullement cherché à mettre en cause le dévouement des bénévoles qui s’investissent chaque année pour réaliser cette brocante mais nous persistons et signons dans notre appréciation. Et choisissons de répondre point par point, en reprenant de manière très exacte et en gras, les titres des paragraphes utilisés dans le courrier en cause.

Par qui est organisée la brocante du 8 mai ?
Le Comité des fêtes du quartier Pasteur et Classique et Jazz Loisirs sont des associations anciennes du quartier Pasteur. Nous ne les mettons pas en cause, ni évidemment le dévouement de leurs membres et des bénévoles qui s’investissent chaque année pour réaliser cette brocante. Mais notre association est également une association ancienne et représentative de défense du quartier et peut librement exprimer l’opinion de ses membres ou les témoignages qu’elle recueille auprès des habitants et commerçants.

Les habitants du quartier sont très minoritaires.
Ne disposant pas des statistiques que vous détenez et auxquelles vous vous référez nous ne nourrirons pas une polémique sur les chiffres. Vous l’indiquez : «cette année, comme les années précédentes, 73 % des exposants sont des habitants de Sannois et plus de la moitié demeurent dans le quartier Pasteur ». Soit.

Les habitants ont envie que cela cesse.
Oui , les mécontents sont nombreux et ils savent se tourner vers les membres de leur association de quartier pour exprimer leur ras-le-bol par rapport aux conditions actuelles d’organisation d’un événement qui perturbe sérieusement leurs conditions d’existence. Et c’est justement le rôle de notre association de relayer par tous moyens, y compris celui du blog, les expressions de lassitude, d’incompréhension et d’agacement. Plusieurs réactions révélatrices de cette exaspération ont d’ailleurs suivi notre article sur le blog et peuvent y être consultées. Y aurait-il là crime de lèse-majesté? Ou peut-on discuter ensemble des conditions futures d’organisation et de fonctionnement de la brocante pour en minorer l’impact négatif sur les riverains et la rendre acceptable. Pour notre part, nous souhaitons simplement engager un dialogue sur ce sujet.

Les retombées pour les commerçants.
Vous faites état de «l’enthousiasme des commerçants patentés du quartier à organiser pour cette journée des stands exceptionnels ».
Nous sommes là aussi contraints d’apporter la contradiction. Les contacts réguliers que nous entretenons avec les commerçants du quartier que nous soutenons avec constance dans notre action – car leur maintien dans le quartier nous préoccupe beaucoup – nous autorisent à relativiser sérieusement l’engouement avec lequel, selon vous, ils vivent l’événement. De leurs propos désabusés, il ressort clairement que les retombées ressemblent plus à quelques gouttes qu’à une averse bienfaisante. Pour ceux qui ont ouvert leur boutique car quelques autres et non des moindres avaient choisi de rapidement tirer le rideau.

L’esprit des brocantes a changé.
Nous ne nous lancerons pas dans une étude sociologique des brocantes et vide-greniers et du public qui les fréquente. Mais oui, comme nous l’écrivions dans notre blog , « il ne s’agit plus de vide grenier mais le plus souvent de la vente de vêtements usagés ou d’objets sans valeur que les acquéreurs potentiels ne sont pas prêts à payer plus d’un euro ».

Problèmes de sécurité: Faux
Hélas si ! Il ne suffit pas de disposer de« plans d’évacuation et de circulation (…) établis à la demande des services de secours et des police municipale et nationale et (ayant) reçu leur approbation». Encore faut-il veiller à leur application et, là encore, des témoignages directs de dysfonctionnement ont été rapportés.

Pas de toilettes: Faux
Vous indiquez que deux camions-toilettes étaient mis à disposition du public mais, à l’évidence, nous avons de nombreux témoignages de riverains du quartier ayant surpris des visiteurs et/ou exposants – vous comprendrez que leur qualité n’ait pas été vérifiée – de la brocante faisant leurs différents besoins dans les rues avoisinantes et même dans des propriétés privées !!! Ils ne disposaient sans doute pas d’informations sur la présence de ces commodités. Peut-être leur emplacement ou leur signalisation n’étaient-il pas des plus judicieux.

Blocage des riverains dans l’impossibilité de sortir leur voiture.
Alors que nous évoquons des troubles bien réels apportés aux conditions d’existence des riverains vous répondez par des considérations juridiques touchant à l’arrêté municipal pris interdisant ce jour-là la circulation et le stationnement des véhicules. Il est vrai que pas moins de six arrêtés réglementant la circulation et le stationnement à l’occasion de la brocante ont été pris le 15 avril par le maire de Sannois mais aucune disposition de l’un ou de l’autre de ces arrêtés ne réserve les droits des riverains à sortir et entrer chez eux. C’est donc ainsi qu’un « état de siège » a été appliqué au quartier et les riverains ont été consignés à leur domicile au mépris de leur liberté constitutionnelle d’aller et de venir. La question est donc posée de savoir s’il n’y a pas là un sérieux problème de légalité de la réglementation municipale, laquelle, comme tout acte administratif, est susceptible de contestation devant le juge administratif par toute personne concernée par son application. Le moment venu, cette question sera examinée de très près.

…cette organisation que vous qualifiez d’opaque…
Connaissant bien les difficultés d’existence des associations pour les vivre à longueur d’année et ne bénéficiant, quant à nous, ni de subvention municipale ni d’avantage accordé par la Mairie, nous relevons que, mesuré à l’aune du taux de la redevance municipale d’occupation du domaine public ( 1,54 € le m2 par jour selon délibération municipale du 11 décembre 2012) vos deux associations ont bénéficié, grâce aux 1 500 mètres de trottoirs consentis par la mairie pour l’organisation de l’événement, d’un cadeau que l’on peut évaluer au minimum à 2310 €. Sans parler de la mobilisation des effectifs de la police municipale dont le coût n’est pas nul pour les contribuables locaux que nous sommes. Avec une tel soutien municipal, une demande de subvention n’est pas forcément indispensable.

Que faites-vous des sommes rapportées par la brocante ? Il ne nous appartient pas d’en juger. Mais la production de chiffres apporterait sûrement plus de transparence que votre plaidoyer pro domo. N »hésitez pas à nous communiquer les comptes et le bilan de vos associations, nous les mettrons en ligne sur le blog.

Enfin nous souhaitons faire la part des choses. Notre propos est d’autant moins de dénigrer pour dénigrer qu’en tant que responsables d’association nous savons qu’il est toujours difficile, et même parfois périlleux, de se dévouer pour des causes collectives. Nous tenons donc à rassurer la trentaine de bénévoles qui ont consacré pendant deux mois leur soirées et leur week-ends à préparer la manifestation : ils méritent notre respectueuse considération.

Alors comment en sortir ? Sûrement pas en adoptant la posture outragée à laquelle ressemble fortement votre missive. Mais en acceptant le dialogue qui fera progresser l’organisation et le déroulement d’une manifestation dont la dernière édition a suscité au moins autant de mécontents dont nous relayons le courroux que de satisfaits sur le témoignage desquels vous vous appuyez.

Nous pensons néanmoins que les remarques de notre blog ont eu quelques effets puisque nous avons constaté que la brocante du quartier Gambetta du 23 septembre dernier ne semble avoir posé aucun problème. Des membres de la Municipalité ont reconnu s’être assurés que les exposants étaient essentiellement Sannoisiens et la Police Municipale était très présente…

Une réflexion au sujet de « Brocante Quartier Pasteur Sannois : Réponse de l’Association »

  1. EmmanuelNo Gravatar

    Bonjour,

    Habitant sannois (quartier pasteur) depuis fin 2013, je ne connaissais pas cette brocante. Je suis parti dans ma famille à Toulouse du mardi 6 au dimanche 11 mai, laissant mon véhicule dans ma rue (Pierre Émile Lesacq).

    A mon retour, plus de voiture… pensant d’abord à un vol, j’ai fait le tour du voisinage qui m’a expliqué le pourquoi du comment… 200€. Merci la ville et la fourriere de St gratien!

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