Archives de catégorie : Communauté de communes

Souriez vous allez être filmés

La communauté de communes du Parisis dont nous sommes désormais membres, vient de décider d’équiper toutes ses communes d’une première tranche d’une caméra pour 1 000 habitants. Ceci implique pour être efficace des centres de surveillance connectés en nombre suffisant, sur lesquels nous ne possédons pas encore d’information.

Le Parisien organise un débat pour connaître l’opinion de ses lecteurs sur ce sujet sur son Forum.

Plus que le principe, les conditions d’utilisation et d’accès aux produits de ces équipement restent un enjeu . quelle utilisation à la seule initiative des autorités ? En revanche une habitante s’étant faite voler son sac à la gare s’est vu opposer un refus, il y a deux ans, que les images soient utilisées pour identifier le voleur sans une demande écrites au Procureur de la République. A noter que la déclaration de vol  avait été jugée ne relevant pas d’une plainte mais d’une déclaration en main courante.

Il est urgent de publier une charte d’utilisation de ce système de surveillance, comportant les conditions d’exploitation des données, le droit d’accès des citoyens et le droit à l’effacement de données privées des archives et quel droit d’accès automatique pour les victimes.

A défaut nous allons vers un autre type de Société…

 

Le Grand Paris suite

Nous ne publions pas toutes les communications qui nous parviennent spécialement lorsqu’elles comportent un aspect injurieux ou excessivement polémique. En revanche il nous arrive de publier intégralement, hors rubriques  commentaires, des contributions de qualité qui apportent au débat.

c’est le cas de celle que nous publions ci-dessous :

« Vous posez de bonnes questions. Effectivement, ce bouleversement de la donne intercommunale et le renforcement du Grand Paris pose la question de Sannois par rapport à son territoire environnant.
Déjà, nous avions dû attendre le dernier moment pour rejoindre une intercommunalité, et encore, à marche forcée (pauvre Préfet de l’époque.. qui s’arrachait les cheveux face à ce puzzle infernal et les inimitiés entre villes….)… parce que – ce sont les mots de l’ancien maire – « la mariée n’était pas assez belle » pour faire envie aux intercommunalités susceptibles de nous accueillir.
Aujourd’hui, nous sommes finalement dans l’agglo du Parisis.
Et tant mieux pour Argenteuil, réjouissons-nous pour notre grande voisine pour qui cela constitue une véritable opportunité. Argenteuil a de la chance de rejoindre le Grand Paris, cela ne pourra que lui profiter économiquement et créer localement de l’emploi.

Reste, comme je l’ai déjà dit à d’autres élus municipaux ou départementaux, que pour Sannois, il faudrait avoir une vision prospective du territoire dans lequel notre cité devrait s’inscrire, réfléchir à ce que deviendra Sannois (et son bassin de vie, économique environnant) non pas dans 5 ans, mais dans 10 ans, 20 ans même, en essayant d’anticiper ce qui serait positif (ou préjudiciable) pour la ville et comment nous appréhenderons le changement.

Serons-nous effectivement une simple « zone grise », en marge du Grand Paris, ce véritable monstre inter-urbain qui accaparera financements et infrastructures de qualité et ne laissera que des miettes aux territoires situés au-delà de la ligne ?
Pourrons-nous bénéficier, de manière indirecte, de la manne du Grand Paris et des dynamiques de développement qui s’installeront forcément entre Argenteuil et la Capitale ?
Est-ce que cette nouvelle organisation ne viendra pas encore renforcer un peu plus le caractère « ville dortoir » de Sannois en réservant et concentrant tous les emplois plus au sud, à Argenteuil et au-delà, comme c’est déjà énormément le cas ?
Par le passé, la frontière sociologique et économique fut pendant longtemps le périphérique parisien (anciennement les boulevards… et encore avant, les fortifs). Demain, ce seront les frontières du Grand Paris qui marqueront l’In et l’Out en Ile-de-France.
Cette « nouvelle frontière » passera à la lisière de Sannois.

Car pas de chance, Sannois est tombée du mauvais côté de la barrière.

Sannois hors barrière ? Encore ? De nouveau hors barrière, mais cette fois c’est la ville dans sa totalité qui sera hors barrière… Malédiction ?

Mais si pour changer, pour affronter ce défi et arrêter d’avoir forcément peur du changement, l’on pensait notre territoire autrement, de manière dynamique, non plus appréhendé comme un lieu statique, une surface inerte (tourné vers lui même comme le village d’Asterix ?) mais comme le réceptacle de flux de toutes sortes, comme un lieu passerelle, une aire traversée, un « centre » de mobilités diverses, d’échanges entre activités, entreprises, voyageurs, entre offres et demandes, pour, par exemple, jouer un rôle d’interface entre ce Grand Paris qui se consolide et le reste du Val d’Oise ? (qui a plein de choses à proposer et offrir et ne doit surtout pas être marginalisé par la nouvelle donne territoriale).
Le Conseil général se bat d’ailleurs pour les Sannoisiens pour que justement, le Val d’Oise ne soit pas le parent pauvre de la réorganisation territoriale, que le département ne soit pas le sinistre cocu de cette histoire.
Et si de ce handicap apparent de Sannois (être du mauvais côté), nous faisions finalement un atout économique ?
Et si dans ce futur schéma qui se dessine, Sannois disposait de certains atouts et qu’il ne tenait qu’à nous de les faire fructifier, de valoriser ce qui, peut-être, constituera demain une chance pour notre ville ?

Mais pour cela, pour jouer cette partie, il faudrait évidemment changer de logiciel et abandonner nos idées reçues, nos schémas anciens, notre vieille façon de penser héritée du 20ème siècle et avoir le goût de l’avenir et de l’innovation, oser le changement en voyant demain comme une chance et non forcément comme une menace. En cette période de repli sur soi, ce n’est pas gagné !
Il n’est pas donné à tout le monde de comprendre le monde qui change et d’anticiper sur la ville de demain. Il faut pour cela essayer de lever le nez vers le ciel, regarder ses voisins et franchir le pâté de maison. Être curieux aussi. Et puis oser….
Certains élus s’y risquent et font le pari d’un monde qui change en étant à l’écoute de leur époque, des nouveaux courants, des nouvelles idées, des envies et de l’énergie d’une jeunesse hélas sacrifiée ou des mutations de l’Ile-de-France qui redessinent notre cadre de vie.
D’autres non.
L’avenir nous dira dans quelle direction Sannois voudra se tourner. »

Le Grand Paris : les réflexions en cours nous concernent aussi

Nous apprenons par la presse que l’agglomération Argenteuil-Bezons va être dissoute . Argenteuil rejoindrait le Grand Paris et Bezons se marierait avec les Yvelines.

Sur le plan du symbole, cette séparation de 2 piliers de ce qu’on appelait  » la ceinture rouge » est très significative d’un changement sociologique profond.

Mais pour Sannois nous découvrons que nous allons rester à la frontière mais hors du Grand Paris.

Faut-il sans accommoder sans réagir ? Allons nous rester en dehors des investissements notamment en matière de transports collectifs et de réseau de voies rapides ? Risquons nous de devenir une « sous-banlieue » ? Existe-t-il un  projet pour ceux qui seront laissés en dehors ?

Nous attendons que nos élus nous éclairent sur tout cela. C’est urgent et peut-être déjà trop tard.

Communauté de communes pour Sannois …

Le Parisien d’hier écrivait :

« Un conseil municipal exceptionnel est convoqué ce soir à 21 heures à la mairie de Bessancourt. A l’ordre du jour, l’extension du périmètre de la communauté d’agglomération le Parisis aux villes de Franconville, Sannois, Taverny et c. »

Et nous à Sannois ?

Toutes les informations sont les bienvenues pour connaître notre sort dans ce mariage qui pourrait apparaître plus « arrangé » que d’amour …