LA PROTECTION DU PATRIMOINE BATI ET PAYSAGER

 

Un de nos correspondants a assisté pour nous à une conférence sur ce sujet et nous en fait le compte rendu suivant :

UN ENJEU ESSENTIEL DU PLU  – CAUE 95 VAL D’OISE – Conférence du 27mars 2012

Le conseil d’architecture et d’urbanisme du Val d’Oise ( CAUE) vient d’organiser une conférence sur la protection du patrimoine bâti et paysager de nos communes en posant cette question : « est ce un enjeu essentiel du PLU ? »

De nombreux acteurs, Elus de diverses communes dont Montmorency et Enghien, Architectes, Urbanistes, Paysagistes, Bureaux d’études, spécialisés dans l’élaboration, la mise en place des cahiers des charges et documents réglementaires, la gestion des plans locaux d’urbanisme ( PLU ) nous ont fait part de leur propre expérience au travers de cas concrets réalisés ou en cours, en particulier sur le Val d’Oise.

 

Les échanges furent de grande qualité.

 

Ils ont pu mettre en valeur tout l’intérêt que représente la prise en compte du patrimoine par les PLU sans omettre les limites et le questionnement que cela pose.

 

Voici la trame de la réflexion proposée pour cette conférence débat (document CAUE).

 

  • Le patrimoine est aujourd’hui au cœur des débats locaux.

 

  • Les avis sont partagés : trop ou pas assez de patrimoine, le patrimoine contributeur du lien social ou repli identitaire, facteur de dynamisme ou traduction d’un point de vue nostalgique..

 

  • La protection du patrimoine fait partie des objectifs auxquels doivent répondre les plans locaux d’urbanisme. ( PLU )

 

  • Ceci ne fait pas pour autant du PLU un outil dédié au patrimoine …il doit être confronté de façon équilibrée avec les autres enjeux du développement durable : mixité urbaine et sociale, renouvellement et développement urbain, approche environnementale…

 

  • Comment rédiger les enjeux patrimoniaux de la commune, rédiger le cahier des charges de l’étude du PLU et choisir « une bonne équipe pluridisciplinaire » (ndlr)

 

  • ….quel rôle peut jouer la concertation dans l’appropriation et la prise en charge de ce patrimoine par les habitants ?

(Pour exemple, Enghien comme Montmorency ont expliqué avoir fait participer activement les conseils de quartier aux démarches mettant ainsi en place une véritable concertation permettant l’adhésion des habitants. Ndlr)

  • Quel arbitrage dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable ? (PADD)

 

  • Comment une orientation d’aménagement et de programmation (OAP) peut-elle contribuer à la mise en valeur des paysages et du patrimoine ?

 

  • Jusqu’où aller dans le règlement sans créer un carcan étouffant et ingérable ?

 

  • Quel est l’intérêt d’un cahier de recommandation ?

 

  • Quel investissement de temps et en budget cette démarche suppose-t-elle de la collectivité locale ?

 

La prise en compte du patrimoine architectural, urbain et paysager par le PLU, s’appuie sur le code de l’urbanisme plus particulièrement les articles L.121-1, L.123-5-7, L.123-1-4, R.126-1 Annexe.

 

Que faut-il retenir de cette conférence qui nous concerne tout particulièrement ?

 

Le législateur a mis en place des cadres et supports permettant aux communes, quelle que soit leur taille, de conduire dans l’intérêt général, des politiques de développement urbain durable.

 

La plupart d’entre elles ne sont plus aujourd’hui à se demander comment mettre en place un PLU mais sont en train d’améliorer leur PLU en intégrant les nouveaux développements liés en particulier à l’approche environnementale et aux orientations du développement durable (grenelle2).

(Voir ce qui se fait sur les communes d’Enghien et Montmorency citées précédemment par exemple)

 

Peut-on toujours raisonner en matière de développement urbain durable par des opérations au coup par coup ne prenant pas en compte les interactions entre les quartiers ?

Aucun des intervenants ne suggérerait une telle démarche qui n’entre plus dans les schémas actuels.

 

C’est à l’échelle de la commune qu’il faut au minimum raisonner pour obtenir une cohérence d’ensemble.

Elle sera transcrite dans les documents d’Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) et le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) prenant en compte le patrimoine bâti et les autres enjeux du développement durable.

 

D’ores et déjà, nous savons que le regard ne pourra plus porter sur le seul périmètre de la commune, mais qu’il faudra également adapter sa démarche vers un PLU intercommunal.

(Voir la butte du moulin que la ville d’Argenteuil s’est réappropriée pour y créer un parc sur son versant et se limitant malheureusement à la « frontière Sannoisienne »)

 

Bien sûr, avec la commission extra municipale mise en place par la ville, dont les conseils de quartier ne sont pas participants, dont le périmètre de réflexion n’est pas connu, (cf. article précédent), nous sommes très loin des schémas de réflexion et de concertation mis en place par ailleurs.

 

La question reste posée de savoir quels sont les freins qui font que Sannois préfère repousser et ne pas suivre ces schémas, ambitieux certes mais porteurs d’avenir et tournés grâce à une réflexion globale vers l’amélioration du cadre de vie ?

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*