Maladresse communale

Des commerçants de nos quartiers trouvent excessive une lettre reçue de la mairie concernant l’exposition de marchandises à l’extérieur de leur magasin.

Ce courrier rappelle en termes comminatoires qu’il existe une réglementation municipale soumettant à autorisation cet utilisation du trottoir, assortie d’une taxe. Des photos semblent également avoir été prises discrètement pour constater les crimes commis …

Ces commerçants trouvent normal que la réglementation soit respectée et de se mettre en règle mais estiment qu’il n’était pas nécessaire de les menacer d’amende et qu’un courrier courtois aurait été plus normal.

« Le ton a changé depuis quelques mois depuis qu’il n’y a plus à se faire élire  »

il ne faut pas grossir cette question de forme, mais pour encaisser 7 euros du mètre utilisé par an, c’est une occasion manquée d’établir une relation constructive avec les animateurs de quartier que sont nos commerçants, qui n’ont pas la vie facile en cette période de crise.

 

Nos commerçants

3 réflexions au sujet de « Maladresse communale »

  1. Patrickdu95No Gravatar

    Peut être aurait-il été plus judicieux d’aller offrir des fleurs achetées chez les deux fleuristes, fidéles zélateurs de l’ancienne municipalité, aux gentils commerçant et de flageller en place public ces odieux élus qui osent demander le respect des lois.

    Diantre, la féodalité est tombée et ou ne en a point tenue informé? Sacrilège.

    Plus sérieusement, qui peut croire que ces commerçants ignoraient les règles et les bafouaient à l’insu de leur plein-grée? Lorsque l’on reçoit un PV pour stationnement interdit,est-elle accompagnée d’ une photo dédicacé du préfet?

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  2. Jean-LouisNo Gravatar

    En déplacement , dans tous les lieux ou je passe, je paie un impot « taxe de séjour » qui ne viendra pas diminuer la taxe d’habitation de Sannois, tondu fiscal de tous coté, je ne trouve pas anormal que des commerçants qui utilisent l’espace communal pour accroitre leur CA, paient une taxe.

    L’important c’est que la mairie assure une perception égalitaire de cette taxe.

    En ce qui concerne les termes du courriers, je n’ai pas la teneur pour en juger, par contre j’ai pu constater qu’en France, souvent l’administration ( qu’elle soit nationale ou locale) dans sa communication a tendance à être plus dans la menace , dans le punitif, voir dans le totalitarisme administratif, que dans l’humain

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  3. MartinNo Gravatar

    Il est sûr que du temps de l’ancienne directrice de cabinet de l’ancien maire (licenciée entre les deux tours pour bons et loyaux services), un tel courrier demandant au simple respect de la réglementation en vigueur ne serait jamais parti de la mairie vu que les locaux commerciaux de la ville étaient attribués à des commerçant amis qui avaient à peu près le droit de faire ce qu’ils voulaient (et ce pour des loyers préférentiels défiant toutes les lois du marché locatif local…).

    A l’inverse, les commerçant récalcitrants qui ne se pliaient pas au joug féodal de la baronnie Baca-Paternotte (ce dernier n’étant que vice-maire et ayant peu son mot à dire dans ces affaires, domaine réservé de la DirCab qui faisait la pluie et le mauvais temps), les commerçants « libres » se voyaient martyrisés, sujets à vexations, à intimidations et autres brimades.

    Ailleurs, dans une commune « normale », ce genre de pratiques discriminatoires seraient qualifiés d’abus de pouvoir. A Sannois, du temps de Bacaternotte, cela s’appelait tout simplement la « politique commerciale » de la ville… Bref, du clientélisme poussé à l’extrême avec les affiliés d’un côté et les pestiférés de l’autre.

    Et l’intérêt général là dedans ? L’ancienne municipalité s’asseyait indolemment dessus, l’ancienne majorité n’étant pas là pour servir Sannois mais plutôt pour SE servir de Sannois pour son propre intérêt.

    Ce type de courrier vient juste montrer qu’il y a des régles et que tout ne se négocie pas forcément à l’amiable parce qu’un tel connaît un tel qui connaît l’adjoint… Pasteur, et les autres quartiers de Sannois, ce n’est plus Palerme que je sache !

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