SNCF : depuis grèves à répétition

Depuis lundi la circulation des trains de la ligne J desservant Sannois est très perturbé.

Renseignements pris il s’agit des aiguilleurs qui refusent une réorganisation  prévue par la SNCF.

Dans cette entreprise il est naturel, quand on a une divergeance de vue avec son employeur, de prendre en otage des centaines de milliers de travailleurs. Car ce sont bien les travailleurs qui payent ces caprices d’enfants gâtés. Ceux qui devront récupérer les heures perdues, ceux qui ne pourront pas récupérer leurs enfants à l’école ou la crêche, ceux qui travaillent pour sauver des entreprises en difficultés et qui, n’étant pas protégés eux, se retrouveront sans emploi.

Il est vrai qu’en considérant l’accident de Bretigny cette poignée de preneurs d’otages a bien raison de considérer qu’il n’y a aucun problème dans les aiguillages et qu’aucune réorganisation n’est nécessaire.

le comble : la SNCF avait envoyé lundi des agents sur les quais pour aider les voyageurs victimes . Dans la réalité nous avons été témoins que ces agents avaient pour principale activité d’expliquer aux personnes attendant un train depuis 1/2 heures, que de leur point de vue, la grève était bien légitime.

7 réflexions au sujet de « SNCF : depuis grèves à répétition »

  1. PBNo Gravatar

    Bonjour

    Je viens de découvrir votre article concernant la grève SNCF sur la ligne J.
    Et ce, avec un certain étonnement, en ce qui concerne le ton de votre message.

    Je vais bien sûr prendre le temps d’analyser la situation sur cette ligne en prenant toutes les informations sur le sujet: celle des usagers, celle de la SNCF et celle des grévistes.
    Il me semble rapide d’employer l’expression  » preneurs d’otages » ou « caprices d’enfants gâtés  » pour caractériser une action de grévistes.
    Toute grève provoque une gêne plus ou moins bien comprise.

    Je suis soucieux comme beaucoup d’autres de l’efficacité du service public, du confort des usagers mais aussi du respect du droit de grève difficilement acquis et qu’il s’agit de préserver.

    Je me réserve de vous envoyer d’autres commentaires sur le sujet.
    Cordialement
    PB

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    1. MNo Gravatar

      Bonjour,
      Pour moi ce qui génère un certain étonnement chez moi, c’est votre coté « complétement à coté de la plaque »…. effectivement prenez bien le temps d’analyser la situation auprès des différents acteur que sont les SNCF et son personnel gréviste « preneurs d’otages », ainsi que les victimes que sont les usagers….enfin les clients, car c’est ce que nous sommes, car effectivement vous connaissez très mal le dossier, et n’êtes pas au fait de notre quotidien…donc qui que vous soyez, avant de vous dresser devant nous en brandissant le sacro saint droit de grève, demandez vous si dans cette entreprise, on abuse pas de ce droit! Puisque vous voulez analyser, faite donc un comparatif de stats entre les grèves SNCF et le reste de la fonction publique….puisque c’est l’efficacité du service public, qui vous souci….je pense que vous aurez de belle surprise…
      Dans l’impatience de lire vos prochains commentaires
      Cordialement,
      M

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      1. PBNo Gravatar

        Vos remarques ne peuvent qu’alimenter ma réflexion.
        Je vous en remercie.
        Usager de la SNCF comme beaucoup d’autres, je comprends très bien votre colère.
        L’organisation de comités d’usagers ou de consommateurs m’a toujours semblé un bon moyen pour défendre ses droits et mener des négociations avec les services publics ou entreprises privées dont nous avons besoin.
        J’ai d’ailleurs déjà suggéré, en commentaire, ce genre d’action sur ce blog.
        Ce qui ne m’empêche de continuer à défendre par ailleurs les acquis du droit de grève.
        Bien à vous
        PB

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  2. Usager lambdaNo Gravatar

    Bonjour, P.B., je crois que vous ne mesurez pas bien l’exaspération des usagers. Lisez donc les commentaires des Révoltés de la Ligne J, « association en cours de création » et les réactions associées :

    http://malignej.transilien.com/2013/02/18/la-1ere-rame-francilien-est-arrivee-dans-nos-ateliers-de-maintenance

    Et lisez donc aussi la rage des usagers sur ces autres pages :
    http://malignej.transilien.com/2014/04/01/ligne-j-mouvement-social-reconduit-le-mercredi-2-avril

    Et là :

    http://malignej.transilien.com/2014/04/02/ligne-j-service-normal-le-jeudi-3-avril

    Vous verrez alors si l’expression « enfants gâtés » – pour désigner des grévistes ultra-minoritaires prenant en otage des dizaines de milliers de personnes – est exagérée. Moi, je trouve au contraire l’association Trait d’Union très mesurée dans ses propos. Ouvrez les yeux mon petit gars, les usagers sont au bord de l’explosion et cette grève était la grève de trop.

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  3. Une fessée pour les enfants gâtésNo Gravatar

    Caprice d’enfants gâtés ? Oui, si on lit l’édifiant article de Véronique Grousset de Figarovox. Voyez plutôt, c’est à peine croyable qu’on ait emm…dé des milliers de personnes pour ça, pour un tel motif. Il n’y a plus qu’en France que ce genre de délire est possible. Lisez donc cet excellent article où tout est dit :

    Grève à la gare Saint-Lazare : un cheminot mécontent, trois jours d’enfer pour les usagers !

    Depuis la grande grève de l’hiver 1995, et même avant, les malheureux usagers de la SNCF ne peuvent que constater l’effarant pouvoir de nuisance abandonné aux cheminots: une douzaine de mécontents suffisent pour paralyser toute une gare, quand ça n’est pas toute une ligne, au seul nom de la défense de leurs intérêts (très) particuliers. Mais ce qui se passe en ce moment à la gare Saint-Lazare de Paris dépasse tout ce qu’on a connu jusqu’à présent en matière d’égoïsme et d’indifférence à l’égard de salariés qui, contrairement aux 150 000 agents de la SNCF, paient non seulement pour leur transport mais ont aussi un besoin vital qu’il soit assuré.

    Depuis dimanche soir 30 mars à 20h, le syndicat Sud-Rail (en perte de vitesse avec moins de 17% aux élections professionnelles du 21 mars dernier, ceci expliquant sans doute cela) a déclenché en effet une grève reconductible sur les lignes J (Ermont-Eaubonne, Mantes-la-Jolie, Gisors) et L (Saint-Nom-la-Bretèche, Versailles rive droite, Cergy-le-Haut) du Transilien: 40% de trains en moins, voire beaucoup plus selon le témoignage de certains abonnés (http://malignel.transilien.com/2014/03/31/mouvement-social-perturbation-du-trafic-mardi-1er-avril/#comments). Mais peu importe: car le scandale réside moins dans la proportion exacte de trains qui roulent encore, plus bondés qu’un concert de Stromae, que dans le prétexte avancé par Sud-Rail pour «justifier» la fatigue et les pertes de temps ainsi infligées, depuis trois jours, à des dizaines de milliers d’habitants des Yvelines et du Val-d’Oise.
    Le motif exposé par les journaux paraît des plus minces: il s’agirait de s’opposer au déplacement de trois cheminots «télé-afficheurs», que la direction du Transilien souhaiterait transférer du poste d’aiguillage contrôlant l’entrée de la gare jusqu’à un bureau vitré perché au-dessus des quais. Soit 400 m plus loin ; mais en position de voir enfin les quais, et donc de pouvoir diminuer leur encombrement en n’affichant plus les trains au départ tant que ceux qui viennent d’arriver ne se sont pas entièrement vidés. Une mesure de logistique élémentaire qui vise à adoucir un peu la vie des abonnés de ces lignes, condamnés à jouer des coudes tous les jours, deux fois par jour, entre les cohortes de voyageurs qui descendent des wagons et celles qui tentent d’y monter.

    Mais Sud-Rail n’est pas d’accord. Au nom des habitudes intouchables de seulement trois cheminots? Même pas. Car en fait, un seul des trois occupants du poste d’aiguillage est concerné, ainsi qu’on le découvre en lisant le fort bien nommé InfrAction, «journal de la section Sud-Rail-Saint-Lazare» en date du 31 mars http://www.sudrailpsl.org/. Ses deux compagnons étant des aiguilleurs, personne ne leur demande de bouger. Tandis que le refus du cheminot télé-afficheur de se rapprocher de la gare (et peut-être aussi d’un superviseur?) a suffi pour qu’un syndicat ultra-minoritaire décrète une grève, en plein pic de pollution, sans culpabiliser une seconde sur les embouteillages que ce conflit allait fatalement provoquer.

    Et si vous trouvez cette histoire scandaleuse, dîtes-vous bien que tout dépend d’où l’on se place: pour Sud-Rail, oser la raconter n’est que de «la propagande anti-grève».

    Source : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/04/01/31003-20140401ARTFIG00278-greve-a-la-gare-saint-lazare-un-cheminot-mecontent-trois-jours-d-enfers-pour-les-usagers.php#

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  4. RAILLERIENo Gravatar

    Pour PB
    Je soupçonne que vous n’êtes pas un « usager » régulier de la ligne J, car comme nous, qui connaissons la galère perpétuelle, vous réagiriez autrement !
    En effet, j’utilise la ligne J quotidiennement depuis 2000 et je peux vous affirmer que cela se dégrade et que depuis octobre 2012, nous atteignons des sommets en matière d’irrégularité. Des problème technique quasi-quotidiens, et sur 5 aller/retour, s’il y en a un seul d’assuré normalement, c’est un grand maximum !
    Bref, plus l’état, les régions, les communes, les employeurs et nous-même, mettons de l’argent dans les transports, plus la situation se dégrade ! Du jamais vu en 30 ans !!!

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  5. Une fessée pour les enfants gâtésNo Gravatar

    Mauvaise et bonne nouvelle :

    La mauvaise : préavis de grève Sud Rail pour le jeudi 10 avril prochain …

    La bonne : un collectif est en train de se créer et de se fédérer pour défendre activement les usagers de la ligne J.

    Déjà deux mouvements qui se sont regroupés : Les Révoltés de la ligne J et un groupe Facebook qui grossit à vue d’œil :

    Groupe Facebook : Ligne J: Usagers Usés! Mobilisons-nous!!!!

    Rejoignez la dynamique pour dire votre ras le bol et pour refuser d’être pris en otage par une poignées de syndicalistes fanatiques qui pourrissent la vie de 100 000 ou 200 000 personnes (sans doute plus).*
    Rejoignez le mouvement !

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